mardi 3 mai 2011

Pas le temps...

Ma vie est chamboulée en ce moment, pas le temps de respecter mon engagement...J'avais dit que je publierais des billets qui vous racontent la suite et fin de mon séjour à Ouaga...Ouagadougou est loin, j'y ai laissé des amis, ils ont subi les dernièrs événements : manifestations, représailles des militaires, des commerçants, bâtiments brûlés, coups de feu de Kalachnikov tirés en l'air, vol et vandalisme chez des particuliers, la terreur, le couvre feu...Ils vont bien : les enfants de la Maison du coeur, et mes amis. Je les ai eu au téléphone. Je voudrais être auprès d'eux. J'espère que ma nouvelle vie ne m'empêchera pas de retourner là-bas l'hiver prochain.
En attendant, je bosse mes mini-mémoires à rendre pour fin mai...C'est dur, dur !! Il faut tenir bon, et je pense à eux pour me motiver.
J'espère d'ici un long moment parvenir à renouer avec mon blog et vous en dire plus.
Il semble que la situation se soit stabilisée au Burkina; les jeunes, mes amis communiquent avec Internet quand il n'y a pas de panne de courant, nombreuses depuis le mois de mars. Internet leur permet de rester en contact avec moi même sporadiquement et a surtout permis de relayer au moment des événements, des informations que le gouvernement ne pouvait pas intercepter; ainsi en va-t-il de ces pays où règnent soit des dictatures soit des gouvernants autoritaires et corrompus. Le ras le bol se fait aussi sentir pas seulement en Tunisie, au Maroc, en Syrie, en Côte d'Ivoire ou en Lybie. Les jeunes gens et moins jeunes que j'ai rencontrés m'ont manifesté leur désir de voir évoluer leur pays définitivement vers de vraies démocraties.
Nous devons penser à eux, moi c'est mon cas et j'espère que cela se fera.
Allez à bientôt à toutes et tous !

mercredi 6 avril 2011

Le nouveau français, il est en Afrique, ou bien?

OUi, le nouveau français, il est en Afrique, mesdames zé messieurs ! Que ça vous plaise ou non !
Je vous recommande d'aller sur le blog de mon amie belge Charline, journaliste, correspondante de la RTBF à Paris, que j'ai rencontrée à Ouaga. Elle tient un blog - http//charlineonline.blogspot.com - qui répertorie le lexique du français burkinabé. Anecdotes croustillantes garanties !

mardi 5 avril 2011

Aie!Aie!

Le dernier billet date du 23 février, mon dieu...là j'ai carrément lâcher prise ! Mais qu'est-ce que ça fait du bien !! Désolée pour les quelques lecteurs/trices assidus.
Nous sommes le 5 avril... Je suis rentrée le 18 mars !
Je dois me remettre au boulot, rédiger mes mémoires - enfin pour l'université, les miennes de mémoires, ça attendra quand-même un peu...
Mais je vais essayer de reprendre un peu le fil et de vous raconter la suite et la fin de mon séjour en m'aidant de ma mémoire - la mienne cette fois - et de mon journal papier...
En plus, j'avoue...à mon retour, je suis repartie aussitôt pour les Antilles, la Guadeloupe où j'ai retrouvé "mon" autre terre de coeur, une douce et belle transition avant de retrouver le vieil hexagone !
Bon, ça n'est pas évident de revenir ici en France. Je peux déjà vous dire que je retourne passer l'hiver à Ouaga où j'ai l'intention de louer une maison. J'espère pouvoir continuer ma collaboration avec la Maison du Coeur, et sinon j'ai des projets avec Simon Nacoulma. En nous quittant, nous clamions "Vive la sociolinguistique!" J'espère vraiment qu'il pourra venir en mai à Aix et que nos sociolinguistes auront un peu de temps à lui consacrer.
Terrible, le retour, je le vois gros de me remettre à rédiger toutes ces notes et ces observations, priez pour moi !!!
à bientôt, promis !
Anne-Marie, Nanou pour les intimes...


mercredi 23 février 2011

Plus vivante que jamais

Salut à toutes et tous !
Et oui,voici presque 2 semaines que je n'ai pas écrit parce qu'il m'arrive tellement de choses que je ne savais pas par où commencer; le problème, c'est quand on arrête de tenir son journal...c'est dur de reprendre le fil !
Je rencontre ici plein de gens passionnants, un jeune griot moderne, Mamadou, qui m'a permis de confirmer mes impressions à propos de la Maison du Coeur. Ce que je vis pendant ce stage tient vraiment de la socio, psycho, anthropo, linguistique, - je l'avais peut-être déjà dit...- mais je confirme; j'ai terminé de faire passer le test d'Abidjan, j'ai acheté des magazines jeunesse et d'actualité tel JEUNE AFRIQUE et je vais les faire travailler sur ...des documents authentiques. J'ai pu organiser la visite de la nouvelle médiathèque, samedi dernier avec les petits et les moyens; ce fut la grande sortie; le responsable avait sorti la réserve de vêtements neufs pour qu'ils soient tous présentables...ils ont eu une visite guidée avec la bibliothécaire burkinabé Madeleine, une femme adorable; ils ont eu une projection de 2 films d'animation burkinabé sur des contes africains et ont pu consulter des ouvrages. Le samedi qui vient, j'améne les grands et j'espère qu'ils pourront profiter des postes informatiques et visionner un film peut-être. Sinon suite à une panne de courant, j'ai pu assister à un récit de contes spontané par la jeune Dogon, Hadiaratou, qui a 21 ans et a pris l'intitiative; les enfants petits et plus grands se sont rapprochés; elle leur racontait d'abord en mooré, puis me traduisait en français, puis le répétiteur qui est bissa, nous a rejoints, et a raconté un conte bissa, en essayant de le traduire en mooré; je n'ai pas enregistré car c'était improvisé et je ne voulais pas rompre le charme. Mais j'ai proposé à Hadiaratou de renouveller et qu'alors j'enregistrerai discrètement.
J'ai rencontré un jeune Touareg, Alassane, qui vend des bijoux de chez lui, il fait les aller retour depuis Tombouctou pour son business; nous avons commencé à échanger sur les langues et puis, il a commencé à me raconter son enfance auprès de son grand-père qui l'a élevé; c'est un témoignage qui n'a pas de prix et il a accepté que nous continuions et que je le filme; sa vie l'a améne à vivre un peu partout en Afrique et il parle 18 langues...il m'a donné une formule qui, dit la légende, permet de déclencher des facilités linguistiques, c'est du Tamachek "Aba mas mas n'tama ta sorafar a ouasin'is" C'est une légende, qui raconte l'histoire d'une femme enceinte qui s'arrête pour faire pipi, un homme l'a vue, il commet l'erreur de marcher là où elle a uriné ce qui lui déclenche une maladie, car c'est un sacrilège et seul celui qui connaît cette formule peut guérir... C'est une formule qui ouvre les portes de la connaissance en gros...
J'ai rencontré un conteur Didier Nana qui prépare un spectacle avec entre autres un conteur professionnel itinérant français, du nom de Tartare, un personnage étonnant, qui en France vit dans une roulotte, possède un carbet en Guyane, voyage de pays en pays, il ressemble à un ZZ top.. Ce soir, je suis invitée à partager une soirée de conteurs.
Avec les enfants ça se passe bien, et dimanche j'avais décidé de faire un break, et comme le responsable ne les avait pas prévenus, ils se sont inquiétés... le lendemain soir à l'étude, la petite Pascaline, était triste, et j'ai fini par comprendre qu'elle n'avait pas supporter de ne pas me voir dimache matin. Je l'ai rassurée et nous avons repris le travail. J'avais décidé de sortir le week end et de me prendre une chambre d'hôtel pour me reposer. Dimanche soir, je suis restée chez Pascaline dans sa cour et j'ai dormi chez elle, nous avons dîné dans un maqui dansant, mangé un poisson grillé avec les mains, comme on fait ici. En fait tout ce que je ressens, vis ici est puissant, rien est tiède sur cette terre, et le retour ne m'enchante pas. D'ailleurs j'ai décidé de prolonger d'une petite semaine après avoir quitté la Maison du Coeur afin de profiter de mes amis burkinabé. Artisitiquement, je me sens des ailes.
J'ai fait la connaissance d'un jeune instituteur burkinabé, Simon Nacoulpa, qui a repris des études de sociolinguistique ici à Ouaga, un garçon étonnant qui a créé sa propre association d'accueil d'enfants en difficulté de jour, avec animations culturelles et artistiques, il écrit lui-même, joue du djembé, et organise des spectacles de danse avec les enfants; il a monté 3 classes de maternelle, petite, moyenne et grande section, bilingue , mooré/français; les plus grands vont à l'école publique en face; il y a dans l'association une bibliothèque. Il prépare son mémoure de M1; et nous avons bien l'intention de travailler ensemble dans un avenir proche; il se marie le 4 juin à Paris avec une Irlandaise, Rachelle, qui est la gestionnaire d'ASMAE, l'association de Soeur Emmanuelle. Simon vient en mai en FRance, et je l'ai invité à la maison afin de lui présenter notre équipe de sociolinguistes aixois.
Bon allez, je vous laisse, et j'essaie de ne pas rester sans nouvelles trop longtemps, maintenant que je peux me connecter en wifi depuis la cafétéria du CCF!!!
Bises à tout le monde

dimanche 6 février 2011

Mody blues

La soirée avec le joueur de balafon s'est trés bien passée. Josette était heureuse, tout le monde a dansé un peu.
J'avance dans mes évaluations, et j'espère surtout pouvoir bientôt passer à des activités plus créatives; ce qui devrait être le cas pour la deuxième partie de mon séjour.
Ce matin, en allant chercher mon pain, j'ai été interpellé par Fati et Laurentine qui se prenaient un petit-déjeuner à un maquis spécial petit-déj; c'est le répétiteur qui les avait invitées, il était reparti entre temps; elles m'ont invitée à se joindre à elles; je ne me suis pas faite prier, et nous avons passé un très bon moment; Laurentine m'a confié avoir envie de faire la musique et de la  danse; la veille, pendant la séance "bibliothèque", Fati seule avec moi m'avait demandé si je pensais qu'elle pouvait devenir écrivain et je n'ai pu que l'encourager; - elle a emprunté un livre de Françoise Sagan sur mes conseils -je lui ai proposé que l'on trouve une solution pour s'écrire par mail et qu'elle me fasse passer ses épreuves. C'est elle qui était venue me demander il y a deux semaines de lui donner un sujet de rédaction en anglais...je lui ai demandé de traiter la biographie, - d'abord en français puis en anglais...- elle découvrait ce que c'était; ainsi me suis-je retrouvée à lire avec émotion le récit de cette jeune fille; j'y ai apporté quelques corrections, mais je me demande si finalement à part des erreurs d'orthographe ou morphologiques, je ne dois pas préserver "son" français teinté d'africanismes, non?
Fati m'a acompagnée à la boulangerie, je me suis acheté un croissant et un pain au chocolat pour elle, + ma baguette quotidienne !  Désormais, je me fais mes repas, puisque Josette est partie; pas de souci, elle me régalait, mais je n'ai pas l'habitude de manger forcément  à heure fixe - à 12h et à 18H !! -et aussi copieux, donc c'est pas plus mal que je gère seule maintenant. J'ai bien apprécié ceci étant!
Aissata et Alimata me préviennent quand elles vont au marché et m'achètent ce dont j'ai  besoin; j'irai moi-même aussi; mais en fait il faut vous dire que ces métiers de"services" payés - des bonnes pour être claire !!- sont des comportements sociaux habituels ici ( rien  àvoir avec le fait que je sois blanche, c'est comme ça entre  Burkinabé, à partir du moment où ils touchent ne serait-ce qu'un petit salaire, ils prennent une bonne, nourrie, logée et payée au lance-pierres- ), laver la vaisselle, faire le café, servir  et desservir...j'ai beaucoup de mal, et d'ailleurs j'étais désolée de leur  annoncer que me retrouvant seule, Josette partie, je n'allais pas les employer toutes les deux  car je ne pouvais pas me faire à l'idée de me faire servir; de plus, je suis générereuse, mais je ne vais pas payer 2  jeunes filles 2000 francs CFA par semaine; je leur ai dit qu'on alternerait, une semaine Aissata, une semaine Alimata...Et ce, pour faire la vaisselle, garder la cuisine propre (...), ravitailler en eau potable et éventuellement aller au marché; sinon je fais mes courses au supermarché du coin.
Voilà pour des  anecdotes du quotidien !
Hier soir, j'ai invité Gaston, l'administrateur de la Maison du coeur, et son épouse, Jacqueline, institutrice, dans un maquis pour boire une bière, et nous avons pu faire un peu plus connaissance et enfin aborder la question  des observations de classe dans l'école où travaille Jacqueline, et où sont scolarisés une partie de nos "enfants"; ça devrait se mettre en place, elle m'a dit en avoir parlé à son directeur il y a un mois et qu'il devait en parler à son inspecteur...espérons désormais que cela se mette en place. Et Gaston a accepté l'idée que j'amène les enfants découvrir la nouvelle médiathèque du CCF; nous les amènerions en deux fois, une fois les petits, puis les grands; je vais donc organiser tout ça avec le CCF, j'espère que ça va va marcher!!
Il faut cependant que je ne m'enthousiasme pas trop vite, ici tout est long à mettre en place.
Vendredi soir, je me suis rendue au CCF en mobylette pour le café concert gratuit - ce qui permet à plein de jeunes Burkinabé de  venir - et Pascaline et ERic m'ont retrouvée; mon "ami" saxophoniste est venu me saluer et a fait une nouvelle tentative d'échanges de numéro et de rendez-vous, mais j'ai du le remercier avec toute la politesse possible; je lui ai expliqué que l'on pourrait être amis, et  se voir quand il y a des concerts avec d'autres amis mais certainement pas en tête à tête; en tant que blanche, si j'accepte ça, ça pourrait devenir très embarassant et je n'ai vraiment pas envie de me mettre dans le pétrin alors que je n'avais aucune idée derrière la tête.
Les blancs, tels que militaires ou commerciaux de passage, ont beaucoup moins de scrupules à se prendre des gamines, jeunes et jolis pour leur séjour; j'ai pu observer depuis mon arrivée ces comportements, à l'hôtel où je vais nager, ou dans les restaurants et les bars. Par exmple, hier soir, sur le conseil d'une amie de Pascaline, après dîner, nous sommes allés dans un cabaret de jazz; or cet endroit nous a mis tous les 3 mal à l'aise;  certes les musiciens et la chanteuse étaient très bons, mais les serveuses étaient triées sur le volet, il y avait un vieux blanc qui sirotait son verre en échangeant des oeillades avec une magnifique barmaid....il y avait des riches Burkinabé qui étaient arrivés en gros 4x4, et quelques blancs certes avec leurs épouses, et cerise sur le gâteau, c'est tenu par une blanche, cinquantenaire, une habituée de l'Afrique qui fait genre "je tiens mes filles", Madame Claude, Ah, au secours  !!! ...il y avait à l'arrière du côté des toilettes, un salon privé...bref, ça m'a foutu les boules; en plus c'était hors de prix, on s'est cassé et on est allé dans une boîte de nuit où viennent les jeunes Burkinabé; là j'ai écarquillé les yeux pendant 2 heures: le vendredi soir, c'est gratuit pour les filles, avec une boisson non alcoolisée offerte -c'est un vieux blanc qui tient ça - les gamines étaient toutes habillées de manière, non  pas sexy, mais carrément vulgaire; et franchement il y en avait un paquet qu'on aurait pu mettre direct sur le trottoir  à Pigalle...les mecs sont habillés plus simplement, forcément, eux ils n'ont pas d'efforts à faire; moi j'étais habillée avec un chemisier et un pantalon en lin et des sandales compensées, autrement dit, je faisais tâche, en plus du fait que j'avais l'âge d'être leur mère !!!
Un truc qui décidément ne cesse de me surprendre en Afrique, c'est que contrairement aux idées reçues, primo, les Africains ne dansent pas beaucoup et quand ils dansent se bougent  à peine, deuxio ils ne dansent pas tous ou toutes bien, loin de là !! En fait les cours de danse africaine qu'il y a en Europe sont le reflet des danses traditionnelles, plutôt dansées lors de céremonies; et sinon les jeunes filles qui se bougent comme des tigresses, c'est pour exciter les Blancs dans les boîtes, c'est loin de représenter la généralité !! Je me suis mise à danser sur Eminem, - vieille tigresse blanche !!- le seul morceau à mon goût "In New York", je me suis éclatée, et on me regardait comme une extra-terrestre !!Apparement je ne suis pas encore  allée aux bons endroits. Bon les boîtes, c'est fait...Pascaline veut absolument encore m'emmener au moins une fois dans une boîte où vont des Blancs expat ou pas et où les filles burkinabé sont paraît-il hyper sexy...franchement, je ne peux pas dire que j'ai vraiment envie d'être témoin de ces choses-là qui me foutent les boules.

Augustin va très bien. Et ma foi, il s'avère après un mois qu'il a l'air d'être un sacré filou...
Nous avons eu la désagréable expérience de plainte pour vol; Steve, mon protégé kabyle, a volé un appareil photo chez des amis de sa maman; l'affaire s'est traitée à la MDC, avec les personnes concernées, Gaston qui est éducateur spécialisé à la base, a fait le médiateur; Il n'a pas lâché Steeve en le menançant d'appeler les flics - et personne ne souhaite à un voleur de finir chez les flics ici - et finalement il a fini  par rendre l'appareil photo, en 2 fois !!! D'abord sans la carte mémoire...puis il a cédé et retrouvé la carte mémoire qu'il s'apprétait à revendre...Bon, espérons qu'il arrive à se reprendre parce que c'est un gamin qui a des compétences et n'a pas un mauvais fond !!

Sinon, je me retrouve non seulement à faire travailler les enfants en français, mais aussi les plus grands en anglais et... en allemand ! Et  oui, c'est cela le plurilinguisme au Burkina...c'est cynique d'une certaine manière et en même temps, c'est logique, si ces jeunes veulent espérer bosser à l'international.
Bébé, Hadiaratou, qui fait des études en Langues et communication, a pris anglais et allemand; elle m'a dit qu'il était possible de prendre des langues africaines, mais apparament elles n'ont pas beaucoup de succès !! C'est pas gagné, pour donner sa place aux langues africaines, croyez-moi...
Bon je vais vous laisser ! Je vais aller me faire un petit truc à manger, je reprends mes évaluations à  16h !
Bisous à la prochaine.

mardi 1 février 2011

Une cubaine antillaise why not?

Bon, oui, voilà, quoi ! Les musiciens étaient des bons, mais la chanteuse, épouse de la guitarre basse chantait comme une casserole, et à mon avis était autant cubaine que je suis auvergnate....Ce n'est pas ce que j'attendais en guise d'afro-cubain, le zouk antillais à ma connaissance, n'est pas cubain, mais bon errare humanum est...en tout cas, j'ai fini par me lâcher et danser à la fin du concert, mama mia ça fait du bien ! Donc bonne soirée quand même avec mes nouveaux amis, toujours Pascaline, mon ange gardien, son ami Eric un Breton, très sympa et Laure une amie de Pascaline.

Depuis hier j'ai ma mobylette, j'ai craqué, marre de quémander les taxis, je la loue pour le mois, ça fait drôle de se retrouver à 47 balais sur une Peugeot 103 !!! Je vous rassure, j'ai un casque ! Et je fais très attention. Je n'en pouvais plus de ne pas être autonome.

Hier grâce encore à Pascaline, j'ai pu trouver un joueur de Balafon, un Monsieur, un ancien qui, si tout se passe comme prévu, vient jouer demain soir pour Josette, surprise pour son anniversaire avant qu'elle reparte en Suisse, dans la nuit de jeudi à vendredi. J'espère que ce sera cool.

J'ai eu hier un long entretien avec le directeur du désormais Institut Français, Alain Millot; j'ai pu lui poser plein de questions de terrain; c'était très instructif.
J'ai revu Alain Leloup, le photographe, toujours en quête de familles moyennes burkinabé. Il avance dans son reportage. C'est passionnant.

J'ai déjeuné avec Pascaline et Eric à la Forêt, un hôtel restaurant en centre ville, assez sympa, on a bien mangé.Retour a mi casa, en mob !!!
Aujourd'hui ce matin, j'ai bossé à corriger les copies de mes mômes et à rentrer mes observations sur mon min PC !!!
Et puis, là je viens de passer 2 heures sur INternet et oui, au Cyber, et je dois dire  que même si je suis heureuse ici, je suis bien contente de pouvoir communiquer avec mes amis et ma famille.
Bises à tous à + Nanou


vendredi 28 janvier 2011

Augustin

Augustin nous a fait peur; dans la nuit de mercredi à jeudi, il a fallu l'emmener au dispensaire et le mettre pendant 24h sous perfusion; il a fait une crise de paludisme - tout le monde est atteint ici - plus une crise de déshydratation. Il est rentré hier après-midi et a dormi comme une pierre par terre à l'ombre avec les recommandations de l'obliger à boire régulièrement. Josette Boegli me dit que ça peut aller très vite ici, les grosses chaleurs ont commencé,  et la poussière augmente pour former le soir un véritable brouillard sur la ville, et ces deux facteurs météorologiques sont des facteurs aggravants pour le déclenchement de méningites et de varicelles; elle a vu des enfants emportés en une nuit, ce n'est pas rare.

Pour revenir sur la bauxite...non seulement je l'avais mal orthographiée, mais en plus je me suis plantée. Il y a effectivement des mines de bauxite au Burkina - je viens d'acheter à Josette Boegli, un collier de bauxite ancienne de sa création - sauf qu'à Ouaga, en fait, la terre orange et la poussière qu'elle dégage proviennent du sol en latérite...!!!! Donc c'est de la latérite que je respire !

Mercredi soir, je me suis rendue à l'inauguration de la nouvelle médiathèque du CCF, l'occasion pour l'ambassadeur dans son discours de lancer la nouvelle appellation "Institut Français", ça y est, cette fois, c'est parti, les CCF vont disparaître et les Instituts ont officiellement le devoir de relancer la diffusion non seulement de la langue française, mais la culture française, les Arts et Lettres, francophones en générale, toujours en proche collaboration avec les pays d'accueil. Alain Millot, le nouveau directeur depuis 2009, fait renaître le CCF de Ouaga qui en avait bien besoin.

OUi, donc la chaleur est là désormais,40° degré au thermomètre, à l'ombre...
Sinon, ça va plutôt bien dans l'ensemble avec les enfants, petits, moyens et grands, avec de mon côté des moments de doute quant à la manière de gérer les évaluations et la mise en place d'un projet de soutien scolaire qui les fasse vraiment progresser, mais c'est normal, Rome ne s'est pas fait en 1 jour - vous noterez l'analogie décomplexée...

Aujourd'hui c'est mon jour de libre, je vais me rendre déjeuner au bord de la piscine et nager, ce soir concert d'un groupe afro-cubain au CCF. Je commence un peu à connaître des gens!

Bises à toutes et tous
Anne-Marie/Nanou